Depuis quelques jours je passe ma vie avec des zombies. Pour être plus précis et rassurant, je mentionne que ce sont des zombies de cinéma. Je ne sais pas si cela est dû au hasard ou à la nécessité mais je me coltine des films du genre. J’ai ainsi revu Land Of The Dead de George A. Romero et j’ai découvert Dead Set, une série éphémère de la télévision anglaise.
Je ne reviendrai pas sur le film de Romero que je trouve formidable et dont on dit sans rire qu’il porte l’empreinte du 11/09. Certes il y a une tour dans laquelle vivent les nantis d’une ville morte. Le possesseur de ce building est un vilain incarné par le toujours impeccable Dennis Hopper (il est , comme Jon Voight, le vieil acteur idéal pour jouer une ordure). Mais de là à y voir une métaphore sur l’évènement que l’on connait, faut pas pousser.
Les films de zombies ne laissent jamais beaucoup de places aux femmes. Souvent elles se font becqueter assez vite. Dans la proposition de Romero, il y a une Juliette (je vous laisse réfléchir là-dessus) à la fois douce et piquante, baptisée Slack et qui a les traits de la sublime Asia Argento.
Je ne fais pas une chronique. Je cause.
Il y a aussi une figure amochée (mais pacifique) et poétique sur ce territoire plein de morts plus vivants que jamais. Ce visage ravagé est celui de l’un des compagnons du héros. Celui-ci s’appelle Charlie. Il a la réplique du film. Alors qu’elle le voit humecter le canon de son fusil avant d’ajuster un des affamés sanguinaires, Slack lui demande la raison pour laquelle il fait ce geste. C’est alors que Charlie lui répond : je mouille mon canon pour attraper la lumière.
Le trailer…
Venons-en à Dead Set. Je l’ai vu d’un seul tenant, hors j’apprends que c’était une série diffusée sur E4, une chaine digitale britannique.
Même si Dead Set fait résolument pensé à 28 jours plus tard, film réalisé en 2002 par Danny Boyle, ce n’en est en aucun cas le spin-off. Force est de constater qu’il s’en inspire grandement, mais pour en faire un produit bien plus divertissant.
Dead Set, pour résumer, c’est un peu Le Loft ou Secret Story attaqués par des hordes de vivants tout morts. On y retrouve une bande de candidats plus ou moins décérébrés (certains ayant le cervelet bien plus fondu que les prédateurs du dehors), un producteur arrogant et grossier (qui la ramènera encore alors qu’il ne sera plus qu’un tronc plein de lambeaux dégoulinants), une assistante jolie et menue mais burnée, etc.
Alors qu’il y a un répit (sorte de happy end provisoire) dans Land of The Dead, les scénaristes de la série n’offrent aucune échappatoire à leurs personnages. Tout le monde y passe (le dernier se fera bouffer dans le confessionnal). Je suis sorti de là agréablement surpris par ce drôle, jouissif et outrancier jeu de massacre.
Quelques images…
Des extraits croustillants mais non transportables ici sont à découvrir là.
Et la musique là-dedans ? On s’en cogne.
*Mais ! Nom d’une pipe en bois ! Où as-tu été cherché ce titre ?!








5 commentaires
A voir aussi: « Je suis une légende » avec Will Smith : http://www.youtube.com/watch?v=6NpPfQajoKI
Celui-ci est différent. Les zombies n’aiment pas la lumières et ne sortent que la nuit.
Le film de Francis Lawrence est raté en partie. Il n’est passionnant que sur sa première partie (quand le héros est seul), mais il devient pénible dès que celui-ci rencontre un autre humain. Le discours devient alors crypto grenouille de bénitier chiant. C’est une maladie très américaine ça : le blabla cucul la praline.
Ici les vilains de R.Matheson n’aiment pas la lumière également et ne sortent que la nuit, comme vos compagnons de jour, ils ont quelque chose de « zombique » non ? Le sujet du roman de Matheson [1954] n’est pas s’en rappeler celui beaucoup plus ordinaire des zombies et autres épidémies, il est donc probant que du fait de son antériorité il soit à l’origine de vos projections diurnes.
« le blabla cucul la praline » avis personnel j’en débâterais pas.
Projections diurnes pas toujours. J’ai fini le second au milieu de la nuit.
Bougez pas, j’ai quelque chose pour vous.
Merci !