La chronique de Beecher #1

capture du clip waka waka par shakiraIl m’a retrouvé ! J’ai beau me planquer depuis un lustre, Anakin a fini par me remettre la main dessus et me convaincre de refaire acte de présence sur ce blog. Comme au temps jadis qu’il m’a dit. Tu viens, tu écris comme tu le sens et quand tu le sens. Du moment que ça a à voir avec le sujet qui nous occupe : la musique.  J’ai dit : non, les séries.  Il a dit : les unes n’iront pas sans l’autre. Alors, vu qu’il va me payer grassement mes piges, je vais me défouler sur les deux terrains, mais sans me fouler, faut pas pousser.

Le problème c’est que là je suis sec comme un coup de trique de gendarme camerounais. Évidemment vous ne me voyez pas venir. Pourtant c’est simple comme de choisir les 23 membres de l’équipe de France de foot qui nous feront honte dans un mois. J’ai lu sur Slate (j’avais beau, Diddley, vivre à l’écart, ce n’est pas pour autant que je vivais décroché de la vie connectée) que l’hymne officiel jusqu’au bootyste de la prochaine coupe du monde a été pompé sur un hit de la maréchaussée camerounaise. Cela m’a fait bondir.

Je cahote parfois avec l’agilité d’une antilope dès que l’on évoque ce pays d’Afrique centrale qui tire son nom de la crevette qui vit en nombre tout au bord. Je ne sais pas d’où que ça me vient, sans doute bien au-delà de mon affection pour les Lions Indomptables et pour les chansons de Dina Bell. Peut-être parce que le pays s’est aussi construit avec les conquêtes d’un certain Adama. Adama, ça ne vous dit rien ? J’y reviendrai quand j’aurai réparé mon Dradis.

Donc, non seulement l’hymne officiel de la coupe du monde est interprété par Shakira, la plus belle chute de rein de la musique Colombienne, à croire qu’il n’y avait pas de voix africaine, du sud ou d’ailleurs, disponible pour ce travail (vu que Miriam Makeba est définitivement et malheureusement silencieuse depuis 2 ans et que Johnny Clegg a Savuka baissé)… Non seulement disais-je, mais en plus, il y a dans ce Waka Waka latino de l’authentique Zangalewa de chicote.

Quand on écoute le morceau, c’est plus qu’évident. Tenez, je vous pousse jusqu’au refrain fautif. Je ne vais pas diffuser entre ces lignes cette chanson indigne de la ligne éditoriale du webzine (par contre, l’original est affiché à la fin de cette chronique).

Mais en vérité tout va bien. Personne ne serait lésé. les gars de Zangalewa, comme les appelle Cameroon Tribune, ont négocié dans la coulisse et qu’en plus ils vont reprendre du service. Skakira est désormais une reine adulée au pays du Makossa.

Voici le morceau légendaire dans sa version longue…

source : slate.fr