Le temps passe et les envies s’émoussent. Pourtant je me dis qu’il serait dommage de tirer un trait sur une aventure (mot galvaudé aujourd’hui par certaines réalités scénarisées de la télévision) ayant démarré il y a un peu plus de seize ans. Attica est donc en pleine adolescence et comme tout adolescent qui se respecte Attica se lasse s’emmerde même parfois et se cherche encore une façon d’être au milieu des autres. Les autres c’est à dire l’offre abondante de lectures en ligne sur la musique.

1997 – 2013. Les 6 premières années furent vouées au fanzinat. A fabriquer le journal à quatre main et avec des ciseaux et de la colle (voir la première couve). A passer des heures pour saisir les interviews à la machine à écrire. A l’époque, on allait au contact, on tendait le micro et on faisait de chouettes rencontres. 2003 fut l’année de la création du premier site web. Tout en tableaux dreamweavés. Les mises à jour prenaient un temps fou, mais c’était amusant.

Il faudra bien plus d’un lustre avant de passer au CMS. Et c’est au moment où la tâche a commencé à devenir plus simple que son ingratitude s’est imprimée dans mon esprit. Des heures et des heures consumées pour finir par devenir un énième passe plats. Pour construire un webzine sans âme.

Qu’en faire alors aujourd’hui, au moment où il faut encore claquer quelques euros pour lui offrir son abonnement annuel ?

Un blog.

C’est bien un blog, non ? Même si ça s’appelle encore Attica Webzine. Difficile de toute façon de se muer en magazine quand il y a pénurie de rédacteurs.

Bref.

Je remets ça.

Parcimonieusement.

Photo : Noémie Ventura