Nous y sommes. L'ultime partie de la dernière saison de The Crown dévoile sa bande annonce.
Le 14 décembre prochain, les 6 derniers épisodes seront disponibles sur Netflix.
La première partie était axée sur les derniers mois et jours de Lady Diana, toujours poursuivie par les paparazzis... On en oubliait presque le sujet de la série : la reine Elizabeth II... L'aspect mélo people était surement un peu trop présent dans ces épisodes. Quid du départ de Margaret Thatcher ? De l'entrée dans la guerre du Golfe, ou de la ratification du traité de Maastricht ? La petite histoire (aussi poignante soit-elle) aura malheureusement primé sur la grande.
Espérons que cette seconde partie saura s'ouvrir sur des événements plus fondamentaux pour le Royaume Uni que les histoires de cœur de William...
L'affiche de The Crown, saison 6, partie 2
Fiche Technique de The Crown saison 6
Titre original : The Crown
Création : Peter Morgan
Scénario : Peter Morgan
Production : Netflix
Langue originale : anglais
Genre : Saga historique
Nombre de saisons : 6
Date de première diffusion : 4 novembre 2016
Distribution
Imelda Staunton, Claire Foy, Olivia Colman, Viola Prettejohn : La reine Elizabeth II
Deux ans après Bronx, Olivier Marchal revient sur Netflix avec une série baptisée Pax Massilia, dont la sortie aura lieu le 06 décembre 2023.
Au menu : Marseille donc, des truands et des flics aux méthodes non conventionnelles. Trois ingrédients avec lesquels le réalisateur de 65 ans aime cuisiner son cinéma et ses séries d'action virile, violente et esthétisée.
Le pitch : « Alors qu'un violent dealer tente de prendre Marseille, un flic aux méthodes douteuses et son équipe de têtes brûlées accueillent une nouvelle recrue, qui n'est pas là par hasard. »
Au casting on retrouve, entre autres : Tewfik Jallab (Engrenages, Cœurs noirs, Oussekine), Nicolas Duvauchelle (Cœurs noirs, Braquo, Les Papillons Noirs), l'actrice franco-allemande Jeanne Goursaud et Lani Sogoyou (Révélation, Plus belle la vie).
L'affiche de Pax Massilia
Fiche Technique
Titre original : Pax Massilia
Réalisation : Olivier Marchal et Ivan Fegyveres
Scénario : Olivier Marchal, Kamel Guemra, Edgar Marie, Morade Aïssaoui et Sledge Bidounga
Doctor Who est la série de science fiction la plus longue de tous les temps. Elle existe depuis 60 ans, très exactement et compte 877 épisodes à ce jour. Il y eut d'abord la première période de 1963 à 1989, puis une seconde de 2005 à 2022. Depuis 2023 et l'entrée de Disney + dans la production, Doctor Who entre dans sa 3ème période.
Et celle-ci commence très fort. Dès cet automne, Disney + diffusera non pas un (comme il était l'usage chaque fin d'année) mais 3 épisodes spéciaux pour marquer le 60ème anniversaire et la régénération du Docteur dans une nouvelle enveloppe corporelle.
Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, nous verrons le retour de l'un des docteurs les plus populaires de la série : le Quatorzième Docteur incarné par le fantasque David Tennant ! Il retrouvera sa compagne au caractère bien trempé Donna Noble, jouée par Catherine Tate. Que c'est excitant de retrouver ce duo mythique !
Autre grande nouvelle, c'est Russell T. Davis qui reprend les manettes de la série. C'est lui qui était déjà le showrunner des nouvelles saison de 2005 à 2010, redonnant un grand coup de jeune au Docteur.
Vous voulez encore une bonne nouvelle ? C'est Neil Patrick Harris qui interprètera son ennemi, le Toymaker (personnage marquant de la mythologie whovienne).
Allez, une toute dernière bonne nouvelle, et on vous laisse vous ruer sur Disney + car le premier épisode spécial est disponible dès le 25 novembre. C'est le flamboyant Ncuti Gatwa (découvert notamment dans a série Sex Education) qui sera le Quinzième Docteur, dans la prochaine saison qui débutera réellement en 2024.
Allons-y, Alonzo !
L'affiche de Doctor Who
Fiche Technique
Titre original : Doctor Who
Création : Première série - Sydney Newman et Donald Wilson ; Seconde série - Russell T Davies
Sambre est une série policière de 2023, en 6 épisodes, diffusée sur France 2. Réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, elle est librement inspirée par la véritable affaire du "violeur de la Sambre", et de l'enquête d'Alice Géraud "Sambre, radioscopie d'un fait divers".
Elle raconte l'histoire de nombreuses femmes violées entre 1988 et 2018 par un homme qui aura échappé à la police et aux magistrats durant ces trois décennies.
A chaque épisode le réalisateur prend le point de vue d'un protagoniste différent : victime, juge, mairesse, scientifique, commandant et enfin le violeur lui-même.
La mise en scène de Jean-Xavier de Lestrade est sobre, crue, sans artifices. Les plans s'installent dans la durée. Quand les victimes témoignent à la gendarmerie, il y a peu voire pas de contrechamp. La caméra reste fixée sur la victime. On entend et on voit ses silences, ses hésitations, ses contradictions, ses émotions. En face, les gendarmes sont souvent maladroits, parfois méprisants, parfois sceptiques ou même agressifs. Et ils minimisent toujours les faits. Grâce à cette mise en scène, le spectateur s'identifie pleinement à elles. Le colère monte en voyant le peu de cas qui est fait à ses femmes, leur traumatisme, la nécessité de leur rendre justice, ou simplement de considérer la gravité de l'acte qu'elles ont subi.
Alix Poisson
La parole des femmes négligée
Un viol. C'est bien de ça dont il est question. Entre 1988 et 2018 la société a évolué. Depuis le début des années 2000 la parole des femmes s'est libérée et commence à être entendue. Le mouvement #metoo de 2017 a enfoncé le clou, révélant toutes les violences faites aux femmes : sexuelles, physiques, psychiques, discriminatoires...
Dans la série Sambre, c'est bien le déni de toute une société qui est mise en lumière.
Christine, le toute première victime ne veut (ne peut) pas admettre qu'elle a été violée. Il lui faudra des années pour prendre la mesure de ce qui lui est arrivé. Laurent, le mari de Christine est incapable de soutenir sa femme face au traumatisme qu'elle a vécu. Bernard, le capitaine de gendarmerie est incapable d'admettre qu'il puisse y avoir un lien entre plusieurs viols commis dans une même zone. Jean-Pierre, l'officier de gendarmerie est incapable d'imaginer que le type avec qui il boit des coups de temps en temps puisse être inquiété. Les collègues féminines jalousent une victime suite à sa mutation pour éviter qu'elle continue de travailler sur le lieu de son agression. Une gendarme est même particulièrement agressive avec une des victimes, qu'elle traite de menteuse.
C'est dans ce contexte hostile qu'un certain nombre de protagonistes (principalement des femmes d'ailleurs), va prendre conscience de la gravité et de l'ampleur de la situation, pour faire avancer les choses... petit à petit.
Il faudra 30 ans. 30 ans pour comprendre l'horreur qu'ont subie les victimes. 30 ans pour apprendre à écouter les femmes. 30 ans pour enquêter efficacement sur ces trop nombreux viols. 30 ans pour admettre qu'un violeur peut être un Monsieur Tout le monde. 30 ans pour admettre que ces femmes ne mentent pas.
Pauline Parigot
Sambre : une mise en scène sobre et une interprétation juste
Tout comme la mise en scène, le jeu des acteurs de Sambre est sobre, réaliste, tout en retenue. Inutile d'en faire trop. Chaque acteur incarne brillamment son personnage, à commencer par Jonathan Turnbull, interprète du violeur, troublant de bonhomie et de normalité.
Alix Poisson est Christine, la première victime, que l'on suit au fil des années. Elle passe du choc au déni puis vit au quotidien avec son traumatisme pour atteindre finalement une forme de résilience. Alix Poisson y est bouleversante.
Pauline Parigot est une jeune juge considérée comme un utopiste et méprisée par ses pairs (hommes). Son interprétation pleine de fraicheur renforce l'amertume de son personnage entravé.
Noémie Lvovsky campe avec fougue et espièglerie une mairesse révoltée et humaine qui se bat seule pour venir en aide aux victimes.
Clémence Poésy interprète tout en élégance une scientifique rigoureuse, quasi obsessionnelle qui touchera du doigt la vérité... sans que personne ne s'en rende compte.
Julien Frison est le gendarme qui aura assisté à toute l'affaire, sur trente ans. Sans mépriser son personnage, il arrive à exprimer sa naïveté et sa tardive prise de conscience avec beaucoup de finesse.
Olivier Gourmet, enfin, joue Winkler, un commandant qui enquête sur des cold cases (affaires anciennes et non résolues). Il impressionne par sa présence, son autorité semble innée. D'un personnage qui aurait pu n'être qu'un taiseux monolithique, il parvient à en faire une homme pudique et sensible.
Jonathan Turnbull
Sambre, c'est tout ça : une fiction remarquablement écrite, mise en scène et interprétée.
C'est aussi un regard sans concession sur un système défaillant et une société qui évolue trop lentement.
Salutaire et nécessaire !
La série est actuellement diffusée chaque lundi sur France 2 et sera disponible sur la plateforme France TV jusqu'au 20 mai 2024.
La bande-annonce
Fiche Technique
Création : Jean-Xavier de Lestrade
Scénario : Alice Géraud, Marc Herpoux
Production : Versus Production, France Télévisions, Federation Entertainment, What's Up Films
Un fait divers glaçant dans une petite ville sans histoire : dans les années 1970, un homme s'immisce dans le quotidien d'une famille ordinaire et enlève, à plusieurs reprises, Jan, la benjamine.
A friend of the family est une mini série en huit épisodes, de facture assez classique, mais à la réalisation léchée. Le casting est prestigieux : Anna Paquin, Colin Hanks et McKenna Grace incarnent les membre de la famille Broberg. Jake Lacy, quant à lui campe un "ami" psychopathe plus vrai que nature, avec son visage lisse et son sourire carnassier...
Basée sur une histoire vraie, ce true crime a été créé par Nick Antosca, pour la plateforme Peacock, et sera disponible en France le 28 novembre sur OCS.
L'affiche de A friend of the family
Fiche Technique
Titre original : A friend of the family
Création : Nick Antosca
Scénario : Nick Antosca
Production : Peacock
Langue originale : anglais
Genre : True crime, suspense
Nombre de saisons : 1
Date de première diffusion : 28 novembre 2023, sur OCS
Life On Mars est le titre d'une chanson bien connue de David Bowie. Mais c'est aussi une série britannique bien trop méconnue dont l'intégrale des deux saisons sera proposée sur la plateforme Arte.tv, dès le 23 novembre.
Life On Mars est née en 2005 dans le cerveau enfumé de Matthew Graham, Tony Jordan et Ashley Pharoah. En deux saisons, elle raconte l'histoire de Sam Tyler, un inspecteur chef de la police de Manchester, à la tête d'une équipe efficace et rigoureuse. Mais Sam va être victime d'un accident de voiture... qui va le propulser en 1973 ! Sam va alors devoir s'adapter à une époque qui n'est pas la sienne et travailler comme simple inspecteur dans un poste de police aux méthodes, disons... archaïques.
Passée l'étape incontournable qui dépeint notre héros comme un chien dans un jeu de quilles, Life On Mars déploie toute son ampleur, esthétique, narrative et philosophique.
L'esthétique des 70's
Le premier marqueur de la série c'est évidemment la musique. Tout au long des épisodes une floppée de titres imparables des années 70 nous plonge avec délice dans cette décennie passionnante : David Bowie y a une grande place bien-sûr, mais aussi Sweet, The Who, Pink Floyd, Cream, Roxy Music, T. Rex, Slade, Electric Light Orchestra, Elton John, Paul McCartney... bref, la grande époque du glamrock !
Les décors et les costumes font le reste sans pour autant tomber dans la caricature. Des cols pelle à tarte, des bureaux enfumés, des rouflaquettes, mais point d'orange criard ni de motifs trop psychédéliques.
Car l'essentiel est ailleurs.
Les personnages de Life On Mars
Sam Tyler, notre héros joué par John Simm, est en plein trouble. Très lucide sur ce qui lui arrive, il se demande s'il est fou, dans le coma ou s'il a réellement voyagé dans le temps. Tout au long de la série, il sera assailli de pensées troublantes, d'hallucinations, d'indices concrets ou surréalistes qui l'aideront à mener se quête : comprendre pourquoi il est là. Et ce fil rouge s'étirera sur les deux saisons. Sam s'intégrera alors à une équipe de police. Non seulement parce qu'il ne sait pas quoi faire d'autre, mais aussi parce qu'il a conscience que c'est sans doute le seul moyen d'enquêter efficacement. Ses agacements face au comportement de ses collègues renforcent notre identification et apportent une dose d'humour dans cette situation extrêmement angoissante.
Life On Mars - BBC
Gene Hunt, joué par Philip Glenister, est l'antagoniste parfait de Sam. Il est l'inspecteur chef en 1973. Il est gueulard, brutal, misogyne, porté sur la bouteille, et personne n'est autorisé à mettre en doute ses méthodes. Mais Hunt n'est pas qu'une brute épaisse. Il tient à résoudre ses enquêtes et à faire respecter la loi. C'est d'ailleurs cet aspect qui lui permettra de se rapprocher de Sam dont les "étranges" méthodes s'avèrent finalement efficaces. Son caractère excessif rend le personnage à la fois drôle et touchant.
Annie Cartwright, jouée par Liz White, est la seule femme de la brigade. Agent de police en uniforme, elle est assez méprisée par le reste de l'équipe exclusivement masculine. Mais grâce à ses connaissances en psychologie, et appuyée par Sam, elle trouvera sa place au sein de l'équipe.
Dans Life On Mars, chaque personnage peut sembler archétypal au premier abord. Mais au fil des épisodes, chacun révèle de la profondeur et de la complexité.
La dimension métaphysique
A l'instar de la chanson de Bowie, la série nous raconte la quête (méta)physique d'un personnage qui désire s'échapper du chaos et du monde bruyant dans lequel il a atterri.
Tout au long de la série, Sam va chercher un sens à ce qui lui arrive ; son accident, l'année 1973, sa vie...
Le voyage dans le temps est propice aux questionnements sur le destin et le libre arbitre., sur les motivations qui nous poussent à agir, sur l'influence du psychisme sur le physique...
Life On Mars - BBC
Pour toutes ces raisons, Life On Marsest une belle réussite. Elle réunit le divertissement, le fantastique et des réflexions plus profondes sur le bien fondé de l'évolution d'une société (féminisme, racisme, mais aussi risque de déshumanisation liée à la technologie), sur le sens que l'on souhaite donner à sa vie, et la place de l'on parmi les autres.
Pour ne rien gâcher elle a le bon goût de tenir en deux courtes saisons, et propose une histoire finie.
Pour toutes ces raisons il serait dommage de rater la rediffusion proposée par Arte et disponible dès le 23 novembre !
Fiche Technique
Titre original : Life On Mars
Création : Matthew Graham, Tony Jordan et Ashley Pharoah
Scénario : Tony Jordan, Matthew Graham, Chris Chibnall, Ashley Pharoah, Julie Rutterford, Guy Jenkin et Mark Creig