César 2024 : Anatomie d’une chute survole le palmarès
Sans surprise la 49e édition des César a consacré d’abord Anatomie d’une chute, laissant au Règne animal quelques récompenses techniques (costumes, effets visuels, son, photographie), ainsi que celle de la meilleure musique.
Au palmarès des César 2024, le film de Justine Triet repart avec 6 trophées : meilleure réalisation, meilleur film, meilleur actrice (Sandra Hüller), meilleur acteur dans un second rôle (Swann Arlaud), meilleur scénario et meilleur montage.
La soirée a également révélé deux surprises :
- le César du meilleur acteur est allé à Arieh Worthalter pour sa prestation dans Le Procès Goldman, film réalisé par Cédric Kahn ;
- celui du meilleur film étranger revenant à Simple comme Sylvain. Le film de Monia Chokri déjoue la plupart des pronostics qui donnait gagnant Oppenheimer de Christopher Nolan.
Le réalisateur anglo-américain était dans la salle puisqu’il reçu un César d’honneur des mains de Marion Cotillard.
Jamel Debbouze a, quant à lui, ému et fait sourire la salle lors de sa déclaration d’amour à Agnès Jaoui.
Le moment le plus important de la soirée fut la très belle et puissante intervention de Judith Godrèche.
L’actrice et réalisatrice a pris la parole ces dernières semaines afin de dénoncer l’emprise et les violences dont elle fut victime dans sa jeunesse ; des actes commis par des réalisateurs acclamés depuis des décennies.
Le palmarès des César 2024
- Meilleur film : Anatomie d’une chute, de Justine Triet
- Meilleure réalisation : Justine Triet, pour Anatomie d’une chute
- Meilleure actrice : Sandra Hüller, pour son rôle dansAnatomie d’une chute
- Meilleur acteur : Arieh Worthalter pour Le Procès Goldman
- Meilleure actrice dans un second rôle : Adèle Exarchopoulos, pour Je verrai toujours vos visages, de Jeanne Herry
- Meilleur acteur dans un second rôle : Swann Arlaud, pour son rôle dans Anatomie d’une chute
- Révélation féminine : Ella Rumpf, pour Le Théorème de Marguerite
- Révélation masculine : Raphaël Quenard, pour Chien de la casse
- Meilleur scénario original : Justine Triet et Arthur Harari pour Anatomie d’une chute
- Meilleure musique originale : Andrea Laszlo De Simone, pour Le Règne animal
- Meilleur premier film : Chien de la Casse, réalisé par Jean-Baptiste Durand
- Meilleur film étranger : Simple comme Sylvain, de Monia Chokri
- Meilleur documentaire : Kaouther Ben Hania, pour Les Filles d’Olfa
- Meilleur film de court-métrage documentaire : La Mécanique des fluides, réalisé par Gala Hernandez Lopez
- Meilleur film d’animation : Chiara Malta et Sébastien Laudenbach, pour Linda veut du poulet !
- Meilleur court-métrage d’animation : Mathilde Bédouet, pour Eté 96
- Meilleurs effets visuels : Cyrille Bonjean, Bruno Sommier et Jean-Louis Autret, pour Le Règne animal
- Meilleur court-métrage de fiction : Alice Douard, pour L’Attente.
- Meilleur montage : Laurent Sénéchal, pour Anatomie d’une chute
- Meilleure photo : David Cailley, pour Le Règne animal
- Meilleur son : Fabrice Osinski, Raphaël Sohier, Matthieu Fichet et Niels Barletta pour Le Règne animal
- Meilleurs décors : Stéphane Taillasson, pour Les Trois mousquetaires
- Meilleur costume : Ariane Daurat, pour Le Règne animal, de Thomas Cailley
- Meilleure adaptation : Valérie Donzelli et Audrey Diwan, pour L’Amour et les Forêts
On a beaucoup aimé le discours décontracté et drôle de Raphaël Quenard, meilleure révélation masculine pour Chien de la casse…


