On ne l'attendait plus. Depuis deux ans, on avait presque oublié que Black Mirror préparait une septième saison.
Mais ça y est la bande-annonce est là, et une date est tombée : le 10 avril prochain, Netflix mettra en ligne six nouveau épisodes de cette série d'anticipation dystopique... et force est de constater, qu'elle est de moins en moins d'anticipation, et de plus en plus réaliste.
Pour cette septième saison, Charlie Brooker, le créateur et scénariste a vu grand, en réunissant un casting de rêve ! Voyez plutôt :
Dans cette saison nous verrons (enfin) le retour de l'USS Callister, ce vaisseau spatial virtuel, très inspiré de Star Trek, qui avait fait grand effet lors de la saison 4.
Entre humour, suspense, ironie et tragédie, Brooker annonce un retour aux sources, sous entendu, une ambiance proche des premières saisons (quand la série était encore britannique, avant son rachat par Netflix)... On ne demande qu'à voir !
La série sera disponible le 10 avril 2025 sur Netflix.
La saison 2 de The Last of Us, la série adaptée du célèbre jeu vidéo éponyme débarque dans un mois sur Max France.
Le 14 avril 2025, Ellie et Joel, personnages principaux respectivement incarnés par Bella Ramsey et Pedro Pascal, poursuivront leur voyage pas de tout repos au travers des Etats-Unis.
Entre les infectés mycosés et les humains pas commodes, le duo aura à nouveau pas mal de fil à retordre, c'est en tout ce que laisse entendre la nouvelle et spectaculaire bande-annonce.
Douglas is Cancelled 2024 - Royaume-Uni Créée par : Steven Moffat Casting : Hugh Bonneville, Karen Gillan, Ben Miles, Alex Kingston, Madeleine Power, Mohammed, Simon Russell Beale
Douglas is Cancelled est une mini-série créée et écrite par Steven Moffat et disponible en France depuis le 27 février 2025 sur arte.tv.
Elle raconte l'histoire de Douglas Bellowes, un journaliste TV expérimenté et respecté de tous qui subit une shitstorm (en bon français : une tempête de merde, autrement dit une vague de critiques négatives) sur les réseaux sociaux, après avoir fait une blague sexiste. Cette histoire aurait pu être un simple épisode d'une vie médiatique bien remplie, mais elle va déclencher dans la rédaction des réactions inattendues et extrêmes.
Steven Moffat, que l'on connait bien pour ses brillants scénarios de Doctor Whoou Sherlock fait encore des merveilles dans cette courte série de quatre épisodes.
Tout commence comme une comédie satirique, dans laquelle Douglas, interprété avec toute la bonhomie de Hugh Bonneville (vu dans Downton Abbey), ne semble pas prendre la mesure de l'ampleur du scandale qui arrive. Tiraillé entre sa femme autoritaire, sa coprésentatrice manipulatrice, son agent cynique, et son producteur paniqué, il ne sait pas où donner de la tête, et se laisse ballotter entre les unes et les autres...
Douglas is Cancelled : Mise à mort du monstre sacré
Mais au fil des épisodes, l'ambiance change, et la comédie satirique cède sa place à un huis clos tendu où les rapports de force se renversent et où les personnages changent de statut.
Tout réside dans la force des dialogues de Moffat. Il met en scène des joutes verbales dans lesquelles chacun se renvoie la balle avec précision et efficacité.
Karen Gillian, (qui a longtemps travaillé avec Moffat sur Doctor Who) est Madeline, la coprésentatrice de Douglas. Ici elle interprète avec talent cette jeune femme ambitieuse et forte qui profite de ce scandale pour faire éclater une vérité encore plus sombre. Elle passe ainsi du rôle de manipulatrice à celui de victime, puis de vengeresse... imperceptiblement. Elle est véritablement formidable dans ce rôle taillé pour elle.
C'est d'ailleurs une des forces de cette série, outre son écriture au cordeau : tout son casting est excellent, de Ben Miles à Madeleine Powers, en passant par Alex Kingston, et chaque personnage est écrit avec verve et intensité.
Tous ces éléments renforcent alors le propos de Moffat : qui est le plus méprisable, les manipulateurs, les agresseurs, ou ceux qui détournent le regard ?
Cassandra 2025 - Allemagne Créée par : Benjamin Gutsche Casting : Lavinia Wilson, Mina Tander, Mark Lewis, Michael Klammer, Joshua Kantara
Cassandra est une série d'anticipation allemande, créée par Benjamin Gutsche et diffusée sur Netflix depuis le 6 février 2025. Elle raconte l'histoire d'une famille qui achète une maison superbe, mais restée "dans son jus" depuis les années 70. En s'installant, les nouveaux occupants découvrent que la maison est entièrement connectée à une intelligence artificielle nommée Cassandra.
Cassandra est entièrement dévouée au bien-être de la famille, qu'elle considère comme sa famille... à tel point que Sam, la véritable mère de famille devient gênante. Cassandra est alors prête à tout pour évincer Sam et garder mari et enfants auprès d'elle.
Il faut dire que cette intelligence artificielle n'est pas qu'un simple ordinateur : sa personnalité est inspirée par une véritable femme, l'ancienne propriétaire de la maison.
Difficile d'en dévoiler plus sans spoiler la série, très riche en suspense. Le récit est composé de deux lignes temporelles, l'une se déroulant aujourd'hui, et l'autre dans les années 70. Le montage met régulièrement en parallèle les deux époques, pour montrer que l'une est la conséquence de l'autre. A mesure que l'on comprend ce qui s'est passé dans les années 70, la tension monte dans les séquences contemporaines.
Malgré de très légères incohérences scénaristiques, Cassandra est une très bonne série.
La photo est superbe, et les trouvailles visuelles pour animer le "robot" sont très futées : c'est bien un visage humain qui apparaît à l'écran, mais la façon dont ce visage s'anime créé un décalage particulièrement inquiétant.
Lavinia Wilson, qui interprète Cassandra est véritablement percutante, quelle que soit sa "forme".
Quant à la maison, moderne, labyrinthique et truffée de télés-caméras, elle est presque un personnage à part entière tant il est difficile de s'y repérer et de la trouver rassurante.
Cassandra est une sorte de tragédie grecque dont l'héroïne est la seule à ne pas tirer de leçon des événements qui lui arrivent, et est donc condamnée à le revivre éternellement...
Adolescence est une mini série créée par Stephen Graham et Jack Thorne, et réalisée par Philip Barantini qui sera diffusée sur Netflix en mars 2025.
En quatre épisodes seulement elle raconte l'histoire d'un tout jeune ado de 13 ans accusé de meurtre sur un camarade de classe, de sa famille qui tente de le défendre et le protéger, et des policiers qui mènent l'enquête.
La grande particularité de cette série, outre le réalisme du scénario, c'est que chaque épisode n'est composé que d'un plan séquence (voir le making of). Ainsi, on assiste aux actions en temps réel, ce qui renforce la tension.
Au casting on retrouve Stephen Graham (déjà vu dans Bodies, This is England ou Pirates des Caraïbes), Ashley Walters (Top Boy, Outcast), Erin Doherty (The Crown, Le jeu de la reine), et le jeune Owen Cooper dont la performance semble assez stupéfiante.
La série sera disponible le 13 mars 2025 sur Netflix.
Big Mood Série - Royaume-Uni - 2024 Créée par Camilla Whitehill Distribution: Nicola Coughlan, Lydia West, Sally Phillips, Ukweli Roach, Joanna Page, Niamh Cusack
Si vous connaissez La Chronique des Bridgerton, vous n'avez pas pu passer à côté de l'actrice Nicola Coughlan. Elle est de retour sur nos écrans. Toujours dans un rôle phare mais dans un univers bien plus contemporain avec la courte série Big Mood.
Quelle est l'intrigue de la série Big Mood?
La série commence avec le personnage de Maggie (interprétée par Nicola Coughlan) resplendissante, avec un mental incroyable, une confiance en elle qui frôle les étoiles et tout ça sur une trottinette électrique. Elle rejoint sa meilleure amie Eddie (Lydia West) qui tient le bar dont elle a hérité de son père.
Cette série n'est pas une simple histoire d'amitié entre deux jeunes trentenaires. Ce serait trop similaire à Sex and The City et autres séries dans le même genre. Pour pimenter l'intrigue, la créatrice de la série Camilla Whitehill s'est dit qu'il serait bon d'y ajouter une bonne dose de bipolarité au personnage de Maggie. Et donc au fil des 6 épisodes de la première saison (la suite a été confirmée en février 2025), on suit les deux amies dans des aventures un peu loufoques comme les très hauts et très bas relatifs à la santé mentale du personnage de Maggie.
Est-ce que les anglais ont un problème avec les psy?
Qui dit santé mentale dans les séries, dit bien souvent psy. Psychologues, psychiatres. La différence n'est pas forcément très claire. Il y a toujours une idée d'écoute et de médication. Et de l'autre côté de la Manche, on peut se demander si les psy sont vraiment appréciés ou s'ils sont réellement pris pour des charlatans comme dans les séries.
Ici, dans Big Mood, la psy est spéciale (Sally Phillips). Elle ne connait pas le dossier de sa patiente, propose des solutions qui semblent lunaires pour traiter la bipolarité et a un gros problème avec les limites professionnelles. Mais ce n'est pas le seul exemple de psy anglais dans une série qui est absurde.
On peut par exemple penser à Brassic (la saison 5 est sortie il y a quelques mois) où le psy / médecin traitant est un obsédé qui lui aussi a un problème de limites professionnelles. Un psy qui se fournit en drogue chez son patient. Un personnage drôle et décalé qui contribue à l'intrigue au fil des saisons. Il y a aussi la série After Life où le personnage principal est suivi par un psy pour le deuil de son épouse. Cette fois, le psy est plus antipathique mais toujours à côté de la plaque et avec un problème de limites.
Séries et bipolarité - plusieurs manières de montrer la maladie
Brassic et Big Mood traitent tous les deux de la bipolarité. La première est masculine, elle est juste évoquée. La seconde est féminine et elle est l'un des éléments centraux de l'intrigue. On voit les terribles fluctuations d'humeur du personnage. Sa joie de vivre et son dégout de la vie exacerbés sont mis en image tout au long de la saison. Et surtout, les conséquences ne font pas partie des éléments humoristiques, notamment à la fin où la réalité reprend ses droits - cruellement.
Big Mood, une série dans l'air du temps
Ce qui rend géniale cette série anglaise c'est que le trouble bipolaire de Maggie n'est pas le seul motif des épisodes. Ils ont une part importante dans l'histoire mais ce n'est pas le seul sujet qui soit mis en valeur. Il y a évidemment l'amitié entre les deux personnages principaux mais aussi le passage de la trentaine, le célibat assumé, les problèmes de fric, l'avortement... Des sujets dans l'air du temps qui n'étaient pas nécessairement traités dans les séries. Et pour que tout ça soit digérable facilement, on retrouve une touche d'absurde à l'anglaise. Elle permet de reprendre sa respiration entre chaque galère.