1978. Didier Mathure est un brillant astrophysicien du très sérieux et prestigieux CNES. Après l’échec de l’envol d’une fusée, il est placardisé à la direction du GEPAN (Groupe d’Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), les chercheurs d'OVNI(s)... Il se retrouve alors à la tête d’une équipe qui semble à ses yeux composée de doux dingues : un enquêteur paranoïaque, un informaticien pirate à ses heures perdues et une standardiste auto-proclamée experte en psychologie. Le voilà bien décidé à mettre de l’ordre dans ce groupe et à classer ses affaires d’OVNIs au plus vite. Evidemment, les choses ne vont pas se passer tout à fait comme il l’avait prévu…
OVNI(s) est une comédie estampillée Canal+, créée par Clémence Dargent et Martin Douaire et réalisée par Antony Cordier. En 12 épisodes de 30 minutes on assite à la lente évolution du personnage de Didier Mathure, bousculé dans ses certitudes, autant dans sa vie professionnelle que familiale.
Il est élégamment interprété par Melvil Poupaud (L'Amour et les forêts, Dans l'ombre, Coup de Chance...) que l’on ne voit que trop rarement dans le registre de la comédie. Il s’est inspiré à la fois de Cary Grant et de Pierre Richard pour composer un Didier Mathure parfaitement crédible en homme distant et savant, désarçonné par ses collègues, ses enfants ou les événements improbables qui lui arrivent… D’abord rigide et cartésien il se prend au jeu des enquêtes et s’ouvre petit à petit à l’idée des phénomènes inexplicables. D’homme trop sérieux, adulte, sûr de lui, il va redevenir un enfant, immature (M. Mathure!) pour mieux appréhender le monde.
Au GEPAN, l’enquêteur Marcel, joué par Michel Vuillermoz, a de faux airs du commissaire Moulin, blouson de cuir et regard sombre. Hyper impliqué dans ses enquêtes, il semble en savoir beaucoup mais se méfie de tout le monde, obsédé par la recherche d’une vérité faite de complots militaires… ce qui ne l’empêche pas d’être un cœur tendre !
Quentin Dolmaire, tout en cheveux, joue Rémy, le jeune informaticien à l’esprit vif, fasciné par les dernières découvertes technologiques, qui espère découvrir LA preuve de l’existence des extra-terrestres, et amoureux maladroit de Véra, sa collègue.
Daphné Patakia interprète la surprenante Véra, la standardiste à l’esprit ouvert. C’est une utopiste qui n’est pourtant pas naïve, ce qui lui pose de nombreux problèmes pour trouver sa place parmi ses congénères.
Quant à Géraldine Pailhas, elle joue Elise, une scientifique brillante, restée dans l’ombre de son ex-mari Didier Mathure, malgré son immense talent. Elle a fini par quitter son mari à force de devoir tout mener de front : enfants, carrière… et mari inconséquent. Et pourtant, rien ne la rend plus heureuse que de travailler en symbiose avec lui.
OVNI(s) est une série cinéphile ! Les références sont plus ou moins appuyées, et souvent réjouissantes : Poupaud rejouant La Mort aux Trousses est une pépite, une scène où Spielberg a une révélation sur la Nouvelle Vague sauve presque un épisode pourtant assez maladroit (le seul véritablement en dessous des autres), une immense salle d’interrogatoire rappelle la salle de torture de Brazil, la musique de Coup de Tête de Pierre Bachelet vient ponctuer les épisodes, nous rappelant qu’on n’est bien dans une comédie française des 70s, ou bien encore les références à X-Files ou à THX1138 sont elles, pertinentes et suffisamment discrètes pour ne pas nous sortir trop du propos de la série.
OVNI(S), sur le fil entre réalisme et science-fiction
Si la reconstitution des décors des années 70 est un peu trop appuyée (aucun lieu ne semble dater d’avant 1970, la déco est, chez tout le monde, du dernier cri), les costumes eux, sont plus subtils, et finalement placer cette histoire dans les années 70 prend tout son sens : c’était l’époque où la France était la 3è puissance spatiale mondiale, où le projet d’agence spatiale européenne prenait de l’ampleur, bref, où la crédibilité de la technologie ouvrait tous les champs des possibles. Mais c’était aussi l’époque de la fin des espoirs hippies, des désirs de changer le monde, de créer une société différente de celle des générations précédentes. Et c’est la confrontation de ces deux visions du monde qui se joue dans cette série.
Sans condescendance, sans juger ses personnages, la série est toujours sur le fil entre réalisme et science-fiction. Vraisemblable et sincère sans être spectaculaire.
Et finalement ce qui finit de nous emporter, c’est la poésie qui se dégage de cette histoire.
La poésie visuelle : l’ambiance chaleureuse de la photographie.
La poésie sonore : c’est l’artiste électro Thylacine qui a composé la musique originale d’OVNI(s). Pour l’anecdote, il n’a travaillé qu’avec des synthétiseurs de la fin des années 70. Et cela se ressent ! La musique est prédominante et accompagne les évolutions des personnages. Elle nous plonge un peu plus dans cette ambiance onirique.
La poésie des personnages : tous ont leur grain de folie, d’inaptitude à la vie normale.
La poésie des situations : un flamant rose radioactif au milieu d’un bureau, un interrogatoire dans une centrale atomique, un cours magistral de physique quantique au milieu d’un champ, et des Inuit qui semblent reliés à toute cette folie.
C’est cet équilibre fragile qui m’a tant plu dans OVNI(s). C’était une gageure que de réaliser une comédie vraiment drôle, qui prend son sujet au sérieux, et arrive même à nous faire rêver…
Bande annonce de la saison 1
OVNI(s) 2021 - France (2 saisons) ⭐⭐⭐⭐⭐ Créée par Clémence Dargent et Martin Douaire Distribution: Melvil Poupaud, Michel Vuillermoz, Géraldine Pailhas, Quentin Dolmaire, Daphné Patakia
A l'automne dernier on vous livrait le premier trailer de The Last of Us saison 2, aujourd'hui on sait quand la série sera vraiment de retour : le 14 avril 2025.
C'est la fin du second trailer anxiogène (voir ci-dessus) qui donne l'information : le second volet de l'adaptation du célèbre jeu vidéo débutera au printemps sur Max.
Cette saison ne comptera que 7 épisodes, soit deux de moins que la précédente (la troisième devrait être plus longue, selon Craig Mazin, co-scénariste du show).
Si Pedro Pascal (Joel) et Bella Ramsey (Ellie) sont bien présents, d'autres acteurs et actrices rejoignent cette aventure pleine de zombies à mycoses.
En plus de Kaitlyn Dever (que nous mentionnions précédemment), les deux héros croiseront, entre autres, le chemin de Jeffrey Wright (le comédien incarne actuellement Henry dans The Agency), de Catherine O’Hara (vue en 2024 dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton et qui fut la daronne de Kevin dans Maman, j'ai raté l'avion), mais aussi celle Isabela Merced, actrice que l'on verra également dans le Superman de James Gunn.
Cela fait quelques années maintenant que les génériques de séries bénéficient d’un traitement privilégié.
Finie la simple séquence qui égrène les noms et les visages… A de rares exceptions près (rares mais mémorables, comme Chapeau Melon et Bottes de Cuir, Amicalement Vôtre, La Quatrième Dimension, Mission : Impossible…) les génériques étaient une musique entêtante, et un défilé de noms et d’acteurs qui prennent la pose pour l’occasion. Au fil des années les styles ont évolué évidemment, mais la trinité musique, noms, visages perdure encore de nos jours.
Le générique c’est la porte d’entrée d’un univers, les trois coups de bâton (au théâtre) qui annoncent que ça va commencer, bref, cette séquence que l’on finit par connaître par cœur car elle est la même à chaque épisode et qui nous plonge instantanément dans l’excitation de ce qui va suivre.
Mais aujourd’hui, certains génériques sont des séquences élaborées avec le plus grand soin. Depuis quelques temps, il existe une certaine tendance esthétique : la nature morte en très gros plan.
Générique de Glitch
La liste des génériques qui suivent ce modèle là est interminable : Westworld, Dexter, The Crown, The Good Fight, Hannibal, The Last of Us, Daredevil, House of the Dragon….
Sur un arrière plan souvent sombre, ou sobre à l’extrême, le titre, les noms de acteurs, des créateurs se font plus discrets (entendez plus petits à l’écran). On contemple alors des tableaux dignes du Caravage, de Rubens ou Vermeer, en clair-obscur, souvent baroques et sombres… Les tableaux prennent vie sous nos yeux : parfois par le simple mouvement de caméra qui explore, lentement en très gros plan les objets du tableau ; parfois ce sont les objets qui prennent vie : une fleur qui éclot, un objet qui se brise, une mécanique qui s’active… Autre point commun : l’utilisation du ralenti. Qu’il s’agisse des mouvements de caméra ou des objets eux-mêmes, le générique se déroule avec lenteur et fluidité. Enfin, la musique est souvent une composition symphonique, avec des cordes omniprésentes, parfois une partition de piano vient renforcer l’impression dramatique.
Générique de The Crown
C’est beau, l’image est léchée. De toute évidence, quand on se trouve devant un tel générique on s’apprête à regarder une véritable œuvre d’art.
Vraiment ?
A partir de là plusieurs question se posent.
La série sera-t-elle à la hauteur de son générique ?
Le générique semble parfois avoir été réalisé par une équipe totalement déconnectée de la série, si bien qu’il peut sembler décalé esthétiquement. Cela peut être un parti pris évidemment assumé, mais parfois on en arrive à se dire que le générique est meilleur que la série elle-même, tant l’image, le son, le style sont différents du reste.
Générique de The Good Fight
Mais pourquoi répéter autant de fois cette même mécanique pour des séries aussi différentes ?
Entre The Crown (qui relate le règne d’Elizabeth II), The Punisher (qui raconte les méfaits d’un justicier qui préfère tuer ses adversaires plutôt que de les livrer à la police), ou Glitch (qui raconte l’histoire de quelques personnes qui reviennent à la vie après avoir été morts et enterrés quelques mois ou de longues années), des univers fondamentalement différents sont dépeints… Et pourtant ces quelques minutes de génériques sont si semblables…
Générique de The Haunting Of Hill House
Vers une uniformisation des génériques de séries ?
Depuis Mad Men en 2007 et son magnifique générique inspiré de Saul Bass, les génériques, bénéficient d’un véritable retour en grâce. Immense paradoxe quand aujourd’hui ils peuvent être zappé d’un simple clic sur Netflix.
Alors que justement les génériques de séries pourraient continuer à être des bulles de créativité, et non pas des copies de mécaniques approuvées et éprouvées, il semble que cela devienne la formule simple pour un générique chic et universel.
Dommage.
Quelques génériques qui suivent le même « modèle » :
En 2024, la société est en pleine mutation et ça se ressent dans les séries ! De La Fièvre à Hippocrate, en passant par Milf of Norway, les personnalités féminines s’affirment. Comme un miroir, les séries telles Ripley, Eric ou Mary & George n’hésitent plus à dépeindre des personnages masculins qui sortent des clichés virils.
2024 fut une belle année en matière d’émotions et on aura pu voir une belle diversité de genres de séries : du polar, de la romance, de la comédie, du fantastique, de l’espionnage, de l’animation et même de l’horreur…
Voici donc notre top des séries pour cette année. Et comme l’année dernière, on peut dire que nous avons tous des goûts différents !
Saison 4
La série dans son intégralité mériterait sa place dans ce classement.
Pour Gary Oldman, aussi crasseux qu’attachant. Pour la tension permanente et l’humour.
Série d’une seule saison qui retrace l’histoire d’Alice et Jack, une histoire faite de mauvais timing et d’occasions ratées. Attention, prévoir au moins un paquet de mouchoirs pour le dernier épisode.
High Potential
Remake à l’américaine de la série HPI. Une maman célibataire gagne sa vie en faisant le ménage la nuit dans un commissariat de police. Son haut potentiel intellectuel l’aide à remarquer des détails qui permettent de résoudre une affaire. Elle est embauchée comme consultante et son approche peu conventionnelle est un atout comme un souci pour résoudre les enquêtes.
Un thriller thaïlandais autour de la disparition d’une enfant dans la maison familiale. Cette série d’une saison montre également des facettes de la Thaïlande qui sont rarement mises en avant sur les écrans.
Meurtre mode d’emploi
Pippa entre en terminale et pour son projet d’étude elle souhaite trouver le vrai coupable du meurtre d’une ses camarades disparue il y a 5 ans. Elle mène l’enquête malgré les avertissements de ses proches.
Milf of Norway
Une mère de famille perd son travail dans la communication et plus ou moins par hasard, elle se rend compte qu’elle peut gagner sa vie en faisant des photos érotiques.
Trois personnalités qui n’ont rien en commun se retrouvent à enquêter ensemble sur la disparition de 3 personnes dans la campagne irlandaise. Un trio improbable qui doit apprendre à travailler ensemble et tout ne se passe pas comme prévu.
Tonari no Yokai-san
Manga japonais qui fait cohabiter les Yokai avec les humains.
Geek Girl
Série légère où le personnage principal est une ado maladroite qui veut rester en retrait… jusqu’au jour où elle est découverte par un chasseur de tête qui lui propose de devenir mannequin.
Sanctuary : A witch’s Tale
Les sorcières vivent parmi les humains dans un petit village humain mais l’équilibre et la paix sont menacés quand un ado chute et meurt lors d’une soirée
Mary & George
Jeu de pouvoir à la cour d’Angleterre au XVIIème siècle. Mary Villiers, comtesse de Buckingham, veut le meilleur pour son fils cadet qui n’aura ni titre, ni fortune, ni rang spécifique. Elle met tout en œuvre pour qu’il fasse partie des courtisans du roi George.
En 1986, les Rita Mitsouko chantaient: "les histoires d'amour finissent mal en général". En 2019, la série After Life en est un exemple. Une série à l'humour caustique qui parle d'amour, de deuil et de santé mentale.
De quoi parle la série After Life ?
Tony (interprété par Ricky Gervais) est un jeune veuf. Il travaille comme journaliste dans une gazette locale, va chez le psy et surtout rend visite chaque jour à Lisa, sa femme décédée (interprétée par Kerry Godliman). Dès le premier épisode, on prend conscience de la peine incommensurable ressentie par le personnage principal et on a aucun mal à imaginer son chagrin. Au fil des 3 saisons, on le voit avancer un jour après l'autre, parfois très douloureusement. Une narration entre présent et passé (chaque épisode comprend des messages et moments passés avec sa défunte femme).
Tony n'est pas seul. Au quotidien, il peut compter sur le soutien indéfectible de son chien. Il ne s'en rend pas compte tout de suite mais il est aussi accompagné par ses collègues de travail, les rencontres dues au hasard, son père et l'infirmière de ce dernier. Des personnages singuliers qui sont parfois à côté de la plaque, parfois aimants et surtout tous sont très patients. Le deuil est un long processus qui n'a jamais réellement de fin.
Sarcasme, deuil et santé mentale - des sujets durs traités avec humour
Si vous passez du temps sur Instagram ou Tiktok et que vous ne connaissez pas Ricky Gervais, vous avez cependant du voir au moins une de ses vidéos passer sur les réseaux sociaux. L'humoriste est connu pour son ton sarcastique et pour mettre en évidence avec un humour parfois très noir des sujets graves d'actualité. La perte d'un être cher et le suicide qui sont le moteur de la série After Life.
"On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" disait Desproges. Si vous n'êtes pas à l'aise avec le sarcasme et le cynisme, cette série n'est pas faite pour vous. Vous passerez sûrement à côté de ses messages positifs : profitez de l'être aimé avant qu'il ne soit trop tard, soyez patient avec les gens qui souffrent, la gentillesse est toujours la bonne réponse. Vous vous arrêterez peut-être à la vision glauque au premier abord alors que la série montre le chagrin - le vrai, celui qui brise le cœur.
Cette série montre différentes facettes du deuil. Il n'y en a pas qu'un dans After Life : mort par overdose, décès d'une sœur, décès par vieillesse... Le deuil est le sujet qui rassemble les personnages : ceux qui le vivent, ceux qui accompagnent. Et puis, il y a la question de la santé mentale, l'envie d'en finir parce que le chagrin est trop grand. C'est l'occasion de critiquer les psys et de montrer que le soutien arrive parfois de manière inattendue.
Bande annonce After Life
After Life ⭐⭐⭐⭐⭐ 2019 - Royaume-uni (3 saisons) Réalisée par Ricky Gervais Distribution: Ricky Gervais, Kerry Godliman, Tom Basden, Tony Way, Diane Morgan, Mandeep Dhillon, Ashley Jensen, David Bradley, Penelope Wilton, David Earl
Espion à l'ancienne Série - 1 saison - 2024 - USA Crée par: Michael Schur Distribution: Ted Danson, Mary Elizabeth Ellis, Stephanie Beatriz, Lilah Richcreek Estrada, Sally Struthers, Susan Ruttan, Clyde Kusatsu, Stephen Henderson
Espion à l'ancienne (A man on the inside) est une série de Michael Schur diffusée sur Netflix depuis fin novembre 2024. Elle est inspirée du documentaire El Agente Topo de Maite Alberdi sorti en 2020.
La série met en scène Ted Danson (The Good Place, Damages, Il faut sauver le soldat Ryan...) dans le rôle de Charles, un charmant veuf vivant à San Francisco et qui s'ennuie fermement. Un jour il tombe sur une annonce dans le journal qui stipule qu'une agence de détective cherche un "senior" pour une mission d'infiltration... Voilà l'occasion de vivre une grande aventure !
Charles intègre alors une maison de retraite à la recherche d'un voleur qui a dérobé un collier de rubis. Et quelle maison de retraite ! Tout n'y est que luxe, calme et volupté : les chambres de résidents sont grandes, le restaurant est délicieux, la bibliothèque est bien garnie et le personnel est attentif et chaleureux. Charles va mener son enquête et se faire de nouveau amis. Bref, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Espion à l'ancienne est ce qu'on appelle une série feel good : drôle et réconfortante, sans être mièvre ni lénifiante.
Mais bien sûr, cette comédie douce amère n'est qu'un prétexte pour évoquer avec plus ou moins de légèreté la vieillesse, la relation avec ses enfants, et la mort... Pourtant Espion à l'ancienne parle surtout de la vie qui réserve plein de surprises et de jolis moments, malgré le grand âge ou la maladie (dont on préfère balayer les conséquences d'un revers de la main et avec humour).
Le casting y est sans doute pour beaucoup : l'élégant Ted Danson joue à merveille la taupe qui commet l'erreur fatale du débutant : s'attacher aux suspects. Et la brochette de petits vieux qui l'entourent est tout aussi réjouissante, en tête Sally Truthers, Stephen Henderson, Susan Ruttan ou encore Clyde Kusatsu.
La série se termine sur une ouverture qui envisage une saison deux... On espère bien voir le retour de Charles !